mercredi 21 septembre 2016

VIH/SIDA

LE PLAN DE L’EXPOSE

INTRODUCTION

I/ DEFINITION

A) VIH
B) SIDA
II/ CAUSES

ü Symptômes du VIH/SIDA

III/ LES CONSÉQUENCES

Ü Pour soi-même

A) Les conséquences sur la vie sexuelle

      B) Les conséquences anatomiques         

      C) Les risques pour la santé en général

Ü Les risques pour les autres

      D) Conséquences sociales

 

IV/ LES MOYENS PREVENTION

 

CONCLUSION

 

INTRODUCTION

http://static.commentcamarche.net/sante-medecine.commentcamarche.net/pictures/nH0DU3u4-photo-seropos.pngLe VIH (virus du sida) attaque des cellules du système immunitaire et les détruit une à une en cas d’absence de traitement. L’évolution de la maladie se déroule sur plusieurs années puis rend les malades du SIDA plus fragiles face au cancer ou à d’autres maladies infectieuses (alors qu’elles peuvent être bénignes chez des personnes qui n’ont pas le HIV).
La transmission du VIH s’effectue par le sang, le sperme (ainsi que le liquide séminal qui s’écoule au début de l’érection), les sécrétions vaginales et le lait (une forme de transmission mère-nouveau-né).
Pour le moment il n’existe que des traitements qui soignent les symptômes et donc aucun vaccin n’est disponible sur le marché pour avoir un effet préventif et éventuellement curatif. Toutefois en septembre 2009 une étude réalisée par des chercheurs américains et thailandais portant sur 17’000 personnes a mis au point un vaccin capable de réduire de façon significative le risque de contamination par le virus du sida.
Le sida est une maladie présente dans le monde entier mais avec une très grande prédominance en Afrique sub-saharienne.

I/ DEFINITION

A)  VIH
Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirusinfectant l'Homme et responsable du syndrome d'immunodéficience acquise (sida), qui est un état affaibli du système immunitaire le rendant vulnérable à de multiples infections opportunistes.

Le VIH, ou Virus d'Immunodéficience Humaine, est l'agent responsable du Syndrome d'Immunodéficience Acquise, plus communément appelé SIDA.
B)  SIDA
Le syndrome d'immunodéficience acquise, plus connu sous sonacronyme sida, est un ensemble de symptômes consécutifs à ladestruction de cellules du système immunitaire par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Le sida est le dernier stade de l'infection à VIH, lorsque l'immunodépression est sévère.


II/ CAUSES

VIH désigne le Virus de l’Immunodéficience Humaine. Il est transmis par voie sexuelle, sanguine, et de la mère à l’enfant. Il cible les lymphocytes T, cellules essentielles au bon fonctionnement du système immunitaire. Sur le long terme, le VIH affaibli le système immunitaire et les personnes infectées développent de graves maladies. Ces maladies sont qualifiées de « maladies opportunistes » car elles sont causées par des micro-organismes inoffensifs pour les personnes dont le système immunitaire fonctionne normalement.

Le syndrome de l’immunodéficience acquise (sida) est le dernier stade de l’infection par le VIH. Il correspond au développement d’une ou de plusieurs maladies opportunistes chez les personnes infectées.
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiA-5d2hiuInsDxFdG0YrMQaqZpNT2FQ5lFjP4zFAGEYlkonhAV5UIrDBuLWcpL7hFebb9Xr03QhbWhBIJCLHS8y8ZNBjqyt1bXsM0WorBDe85bDy4iBahVhArNRpJARQI4GynfN3ns99SJ/s400/Candidiasis+oral.JPG
 



 

 

 

 

 

 

ü Symptômes du VIH/SIDA

– Les symptômes du VIH/SIDA sont nombreux et seront aussi traités sous complication du sida.
On relève en général ce genre de symptômes possibles :
– Infection à Pneumocystis carinii, qui peut mener à une pneumonie (symptôme: toux sèche,…).
– Perte de poids
 Diarrhée
– Faiblesse (fatigue)
– Taches sur la peau (sarcome de Kaposi)
 Muguet
– Mycoses en général
– Des lésions infectieuses au niveau des yeux: herpès, citomegalovirus…
On note que de nombreuses maladies infectieuses vont se développer chez les personnes souffrant du SIDA suite à une immunité toujours plus affaiblie. Relevons aussi un point prouvé par des études cliniques qui concerne la vulnérabilité plus importante face aux tumeurs (cancer).

 

III/ LES CONSÉQUENCES

Ü POUR SOI-MÊME

A) Les conséquences sur la vie sexuelle

Pendant la période où l'infection est active, il faut employer un préservatif pour protéger le partenaire. Cela a des conséquences inévitables sur la vie sexuelle, d'une part à cause du préservatif, et d'autre part en raison d'une certaine mise à mal de la confiance entre les deux partenaires, dont il faut savoir discuter. On ne peut faire toutefois l'économie de cette démarche.
B) Les conséquences anatomiques       
  • Chez l'homme : les douleurs chroniques sont possibles, mais sans qu'il y ait forcément des lésions anatomiques. Il peut persister des difficultés pour uriner, par resserrement de l'urètre ou des douleurs parprostatite chronique.
  • Chez la femme : les principales conséquences sont les risques de stérilité ou de grossesse extra-utérine . Lessalpingites reconnues et traitées tardivement peuvent cicatriser en rétrécissant le diamètre de la trompe, ou provoquer des adhérences, qui vont empêcher la libre circulation de l'ovule . Autre risque à long terme, le cancer du col de l'utérus qui fait suite à l'infection par certains types de condylomes .

C) Les risques pour la santé en général

  • Certaines infections peuvent avoir des manifestations ailleurs dans l'organisme : par exemple la blennorragiequi est une urétrite due au gonocoque , peut provoquer des arthrites infectieuses. La syphilis peut entraîner des infections des méninges et du système nerveux.
  • Le sida est associé à de multiples infections, en particulier des poumons, du système nerveux, du tube digestif, que ce soit à cause du virus lui-même ou à cause des affections opportunistes qu'il a provoquées. Il en est de même du syndrome de Kaposi due à la déficience immunitaire propre à la maladie. C'est à cause de cette faillite du système immunitaire que la maladie est mortelle si aucun traitement ne lui est opposé.

Ü LES RISQUES POUR LES AUTRES

  • En cas de grossesse, le foetus peut être contaminé au travers du placenta. C'est ce qui se passe par exemple pour le virus de l'immunodéficience humaine , pour l'hépatite B .
  • Au cours de l'accouchement, c'est le cas de l'herpès génital , de la blennorragie, du VIH encore une fois, et du cytomégalovirus.
  • Pendant l'allaitement : le bébé peut être contaminé par le VIH de la même façon.
  • Pour les maladies transmissibles également par voie sanguine comme le Sida et l'hépatite B, les transfusions et le partage des seringues constituent des voies royales de transmission.

      D) Conséquences sociales

Elles ne sont pas à négliger pour plusieurs raisons :
  • D'un point de vue strictement économique, elle sont un coût considérable pour la société, coût qui pourrait être , en partie , évité grâce à l'attitude préventive de tous.
  • D'un point de vue humain, elles sont une véritable hécatombe (33 millions de morts dans le monde pour le seul sida) dont 90% se situent dans les pays pauvres, ceux justement qui ne bénéficieront pas des traitements de pointe en raison du coût économique que cela représente.

IV/LES MOYENS PREVENTION

Prévention du sida– Utilisez un préservatif lors de toute relation sexuelle (bien entendu s’il ne s’agit pas d’une relation de couple stable avec fidélité).
– Soyez fidèle si possible ou (abstinent avant le mariage: peut-être un peu plus compliqué de nos jours), finalement les campagnes contre le SIDA en Europe misent beaucoup sur le préservatif. Mais la fidélité reste une valeur sûre pour une grande partie de la population, notamment parmi les principaux groupes religieux (Catholiques, Protestants, Evangéliques, Juifs, Musulmans…).
En Afrique on nomme ce genre de campagne ABC: A pour abstinence, B pour fidélité (Be faithful en anglais) et C pour préservatif (Condom en anglais).
Prévention du sida– Ne partagez jamais une seringue ou une aiguille.
– La communauté homosexuelle (et bisexuelle) masculine, représentant environ 2% de la population, est particulièrement à risque en ce qui concerne le HIV/sida. Aux Etats-Unis, plus de la moitié des nouvelles infections par le HIV provient des hommes homosexuels (gays) ou bisexuels. Si vous appartenez à ce groupe à risque, suivez les recommandations émises par les autorités de santé de votre pays.
Ces hommes doivent se faire dépister au moins chaque 12 mois, comme le recommande la CDC (Centers for Disease Control and Prevention). Pour prévenir la transmission du HIV, la CDC recommande d’avoir moins de partenaires sexuels, de ne pas pratiquer de sexe oral sans protection et d’utiliser des préservatifs ainsi qu’éventuellement prendre des médicaments préventifs (appelés en anglais: PrEP pour Pre-exposure prophylaxis, ou en français pré-exposition prophylactique, à base du médicament appelé Truvada).
Sources pour la rédaction de cet article: Onusida, ATS (agence de presse suisse)

CONCLUSION
Pour conclure, il est nécessaire d'insister sur l'importance du dépistage. Il faut absolument sensibiliser les plus jeunes aux dangers du SIDA, car cette épidémie est partout, comme une épée de Damoclès au dessus de nous tous. Parfois, la confiance en un partenaire ne suffit pas : on s'ignore souvent séropositif.
Aucune vaccination n'est disponible à ce jour, et aucun traitement ne permet de guérir du SIDA. Il faut penser à se protéger, et surtout, en parler et se faire dépister.

Les Soleils des indépendances

Etude de Les Soleils des indépendances de Ahmadou Kourouma

Etude de Les Soleils des indépendances de Ahmadou Kourouma

Introduction

Les Soleil des indépendances est l’illustration parfaite de la crise sociale qui affecte le groupe Malinké. Les Malinkés détenaient les pouvoirs politique et économique de tout le Horodougou jusqu’à l’arrivée des français. L’implantation de la colonisation avec ses corollaires entraînera la ruine des représentants Malinkés. Il s’est posé dès lors des querelles entre les nouveaux et les anciens dirigeants.
Le roman présente des éléments autobiographiques, Kourouma lui-même est un prince malinké par ses origines. Aussi a-t-il pu s’inspirer de sa vie pour composer le personnage de Fama. Ainsi ressemblait-il beaucoup à Fama et Balla, autres personnages authentiques du roman. Les éléments de la réalité sont très présents dans le texte, et il s’y ajoute des éléments historiques.

I. Biographie et bibliographie
1. Présentation de l’auteur

Ahmadou Kourouma est né en côte d’Ivoire à Boundiali en 1927 dans une famille princière musulmane de l’ethnie malinké. Il a passé une partie de son enfance en Guinée. A l’âge de 7 ans, il est pris en charge par son oncle qui le fait entrer à l’école primaire rurale. En 1947, il est reçu au concours d’entrée à l’école technique supérieure de Bamako. En 1949, il est arrêté comme meneur de grève et envoyé en Côte d’Ivoire. On lui supprime son sursis et il est enrôlé dans le corps des tirailleurs pour un service de trois ans. Il est dégradé quelques mois plus tard, et il se rend en France pour continuer ses études en 1955. C’est à Lyon que son intérêt pour la littérature et l’art d’écrire se précise. Dès son retour en Côte d’Ivoire, il entreprend la rédaction du roman qui deviendra Les Soleils des indépendances qu’il publié à Montréal au Canada en 1968, et aux éditions du Seuil à Paris en 1970. Il meurt en décembre 2003.

2. Bibliographie

Après Les Soleils des indépendances, dont la publication fut refusée d’abord en France, car la langue française y est corrompue par les tournures, les insuffisances du parler Nègre. On attendra près de vingt ans pour voir la publication en 1990 de Monné, outrage et défis aux éditions du Seuil où il peint la période coloniale. En 1999, va paraître En attendant le vote des bêtes sauvages qui dénonce les didacteurs africains ; et en 2000 Allah n’est pas obligé où il parle des guerres civiles qui ont donné naissance à des enfants soldats. Kourouma est aussi l’auteur d’une pièce de théâtre Tougnantigui en 1972.

II. Résumé et composition de l’œuvre

1. Résumé

Fama, prince malinké, dernier descendant et chef traditionnel des Doumbouya du Horodougou, n’a pas été épargné par le vent des indépendances, même du fait de son statut. Habitué à l’opulence, les indépendances lui ont légué pour seul héritage l’indigence et le malheur, une carte d’identité nationale et celle du parti unique. Parti vivre avec sa femme Salimata loin du pays de ses aïeux, Fama en quête d’aumône, se verra obligé d’arpenter les différentes funérailles afin d’assurer son quotidien. Bien qu’incapable de lui donner une progéniture pour perpétuer le règne des Doumbouya, celle-ci s’adonnera corps et âme au petit commerce afin de faire vivre son ménage. Excisée puis violée dans sa jeunesse par le marabout féticheur Tiécoura, elle gardera à jamais le souvenir atroce de ses moments où elle a souffert. Quelques temps après, à la mort de son cousin Lacina, Fama devait lui succéder sur le trône de la capitale de Nikitaï, Togobala. Son retour lui fait découvrir son histoire, la gloire de sa lignée et de son insignifiant héritage, pour une dynastie naguère riche, prospère et respectée. Malheureusement, les indépendances bouleversèrent tout, au système politique et à la chefferie. Fama décida toutefois de vivre en République des Ebènes en compagnie de sa seconde épouse Mariam qui est legs de son cousin Lacina. Malgré les conseil du féticheur et esclave affranchi Balla, Fama se mit en route pour la République durant une instabilité politique. Accusé de complot visant à assassiner le Président et de renverser le régime, il fut arrêté puis enfermé avant d’être jugé. Condamné à vingt ans puis libéré dans la dignité totale d’un homme libre que s’éteignit avec Fama toute une dynastie et son histoire.

2. composition
Le roman s’articule autour de trois parties. La première s’étend sur deux chapitres, la seconde sur cinq et la troisième. L’articulation de l’ensemble est assurée par les retours en arrière, les ellipses et les anticipations, ponctués de vrais âges.

III. Les personnages
Fama : Il est le héros du récit. Il est très grand et très noir. Il a les dents blanches et les gestes d'un prince. Bien qu'il soit réduit à rien, il reste toutefois fidèle aux traditions de sa tribu et continue à porter les costumes d'antan. En malinké, son nom signifie « roi » ou « chef ». Il est le dernier et légitime descendant du prince de Horodougou. Il est devenu un mendiant, un « charognard » comme on le dit, lui qui était élevé dans la richesse. La stérilité de sa femme Salimata met fin à son espoir d’avoir un héritier. Ce vieil homme solitaire et déchu va invoquer la mort qui viendra le trouver dans la dignité.

Salimata : Salimata est une femme sans limite dans la bonté du cœur. Elle a les dents régulières, très blanches et une peau d'ébène. Elle provoque le désir. Le fait que son mari ait une autre femme sous son toit la rend hystérique. Les années passées n'ont en rien affaibli son charme et sa beauté. Elle reste toujours la femme droite, pure courageuse et belle. Sa vie fut bouleversée par son excision et son viol. Et même elle failli être violer une deuxième fois par un autre marabout Abdoulaye. Déçue par la vie elle quittera son mari sachant qu’elle ne pouvait apporter la paix à celui-ci.

Tiécoura : C’est lui le féticheur dans la case duquel Salimata évanouie suite aux douleurs de l’excision, sera violée. Tiécoura est un marabout féticheur, à l'air effrayant, répugnant et sauvage. Il restera dans l’imaginaire de Salimata. Aussi refusera-t-elle son premier mari à cause de lui : « Bafi puait un Tiécoura séjourné et réchauffé ». Son regard ressemble à celui du buffle noir de savane et ses cheveux tressés sont chargés d'amulettes et hantés par une nuée de mouches qui provoquent la nausée et l'horreur. Il a le nez élargi, avec des narines séparées par des rigoles profondes. Il porte des boucles d'oreilles de cuivre et a un cou collé à l'épaule par des carcans de sortilège. Ses lèvres sont ramassées, boudeuses et sa démarche est peu assurée.

Abdoulaye : C’était un marabout renommé, « Longtemps avant de le voir, Salimata avait entendu parler du marabout sorcier Hadj Abdoulaye ». Il essaiera d’abuser de cette dernière, et reçut d’elle un coup qu’il n’oubliera pas.

Mariam : Elle n’apparaît pas beaucoup dans le texte. Elle est souvent évoquée par les autres personnages. Inconsciente, irresponsable et agissant surtout par réflexe au début, elle s’affirme de plus en plus et provoque même ouvertement Fama oubliant le deuil. Seconde épouse de Fama, elle est la cause de l'hystérie de Salimata. Elle est belle, ensorcelante, la femme parfaite pour le reste des jours d'un homme. Dans ses yeux vifs, on peut lire la tendresse et le tempérament. Elle est bien plus belle et séduisante que Salimata. Malgré son caractère bien trempé, elle affiche toujours un petit sourire. Mais avec Fama en ville, elle sera la première à le délaisser et déserter ainsi le toit conjugal sans aucun remord. C’est une femme très légère et « elle ment comme une édentée, elle vole comme une toto… » dit Diamourou.

Balla : le vieil affranchi aveugle, est un homme gros et gras. Il porte toujours des vêtements de chasseur et son pas est hésitant. Des essaims de mouches tournent autour de son visage boursouflé, jusque dans le creux des yeux et des oreilles. Ses cheveux tressés et chargés de gris-gris lui donnent un air grotesque qui n’enlève rien à la crainte qui émane de lui. Il se compare lui-même à un vieux chien ou à une hyène solitaire. C’est le personnage le plus attaché aux traditions et à l’histoire de son peuple. D’ailleurs c’est lui qui interprète les songes, prédit l’avenir et indique les dispositions à prendre dans certaines circonstances. Aussi avertit-il Fama de sa mort s’il venait à rentrer à la République.

Diamourou : le griot est l’un des rares personnages à s’adapter aux finesses des indépendances. Il partage avec Balla une longue expérience dans le village.

IV. Les thèmes

1. La ville et le village

La description de la ville laisse transparaître la volonté d’opposer symboliquement la condition des Noirs et celle des Blancs. D’un côté nous avons l’opulence des bâtiments en bétons, de l’autre la pauvreté des cases. Le village de Togobala constitue pour Fama le lieu des survivances des coutumes et des traditions, le lieu du souvenir et du retour aux sources. Mais durant cette période des indépendances, le village n’offre pas d’espoir ni de perspective, aussi Fama préférera retourner en ville.

2. La stérilité
La stérilité est brossée dans le texte à travers le couple Salimata Fama, mais cette idée dépasse le couple et s’étend à la tribu, au pays, au monde malinké. Elle symbolise l’improductivité et l’incapacité à assurer la relève et la conservation d’une certaine espèce.

3. Les traditions et les croyances

La nuit est présentée comme chargée de misère, et les hommes sont attentifs aux comportements des animaux. La mort est considérée comme un passage dans l’invisible. Les exigences morales sont aussi évoquées à l’humanisme, la paternité, la solidarité, l’hospitalité mais aussi le devoir de procréer qui concerne aussi bien l’homme que la femme.

4. La religion

La religion musulmane et les pratiques animistes se côtoient, se chevauchent quand il s’agit de conjurer un mauvais sort ou de demander une faveur à Dieu ou aux puissances occultes de l’au-delà. C’est ce qui explique la présence de Balla et de Tiécoura à côté des pieux Diamourou et Fama. La synthèse est quand bien même réalisée par Fama.

5. L’excision
L’épreuve délicate et douloureuse est à la base de toutes les souffrances de Salimata. Dans sa description, le narrateur relate à la fois les questions, les significations, l’atmosphère et la personnalité de celle qui opère sans oublier les chants traditionnels et les lamentations des exciseuses.

6. Les indépendancesLe roman dit la déception des malinkés qui se retrouvent par des prestiges politiques perdues à cause de la colonisation. C’est ainsi l’apparition d’une nouvelle classe politique qui rejette la classe politique traditionnelle, c’est le régime des fils esclaves.

7. La bâtardise

L’idée de bâtardise parcourt tout le roman, on la retrouve dans le délire final de Fama comme dernière insulte. Elle prend cette signification variée qui se ramène à l’idée d’authenticité et de légitimité que Fama porte en lui. D’ailleurs, selon son aigri (mécontent) qui ne comprend pas que les choses soient finies et qu’elles ne reviendront plus.

V. Le Style
En pliant la langue française aux exigences de la pensée et des structures linguistiques des Malinkés, Kourouma a donné à son récit une vigueur et un relief saisissant. Tandis que les uns criaient au scandale, d’autres étaient séduits par l’originalité de l’auteur. Dès lors, il devient adéquat de comparer le récit dans l’univers malinké : « Je n’arrivai pas à exprimer Fama de l’intérieur et c’est alors que j’ai essayé de le trouver dans le style malinké. Je réfléchissais en Malinké, je me mettais dans la peau de Fama pour présenter la chose », dit Ahmadou Kourouma.
En effet, l’auteur a volontairement tordu le cou à la langue française pour mieux ressortir ses idées. C’est ce qui explique la prédominance d’expressions typiquement malinké dans l’œuvre. Et le nombre de métaphore, d’images et formules purement malinkés confèrent au roman sa couleur locale et son originalité.

VI. Signification de l’œuvre
Les Soleils des indépendances connote la déchéance physique et morale, la misère, voire les déceptions nées des indépendances. Ce nouveau monde annoncé comme période de libération et de faste apparaît comme la négation d’un univers authentique, traditionnel. Cette œuvre symbolise la désillusion découlant de l’autonomie. Plus encore, le roman devient un violent réquisitoire, un procès contre les indépendances.

Conclusion

Dans ce roman, aux allures tragiques (s’ouvrant sur une scène de funérailles et clôt par la disparition du héros), on pourra lire l’image d’une Afrique meurtris, fantôme marquée par une période de transition qui fut pour beaucoup une époque de déception. L’Afrique y est peinte sous les traits d’une résistante aux agressions de la dictature, avec de graves désordres engendrés par l’époque des indépendances. Mais le sort est loin d’être jeté. Et comme Salimata qui refuse la résignation, l’Afrique doit relever le défi d’une réelle indépendance.

Le dioxyde de carbone (CO2)

SOMMAIRE DE L'EXPOSE

I/ INTRODUCTION
II/ DEFINITION

III/ CAUSES (Les différents GES)

1) Le dioxyde de carbone (CO2)

2) Le méthane (CH4)

3) Le protoxyde d'azote (N2O)
4) L'ozone troposphérique (O3)

5) Les halo carbures

6) L'hexafluorure de souffre (SF6)

IV/ CONSEQUENCES

V/ IMPACT SUR LA SANTE

1) Impact direct sur la santé

2) Effets indirects sur la santé

3) Effets d'un réchauffement sur les maladies à vecteur

VI/ SOLUTIONS

VII/ CONCLUSION






I/ INTRODUCTION
L'effet de serre a toujours été, depuis les origines de la vie et même avant, une composante essentielle et naturelle du climat de notre Terre. Sans lui, la température moyenne serait de -18°C alors qu'à l'heure actuelle elle est de 15°C. C'est donc un processus indispensable à une quelconque vie terrestre. A l'inverse, l'augmentation récente de cet effet pourrait conduire à un dérèglement climatique si aucune mesure n'est prise rapidement.
Ce phénomène repose sur différents Gaz à Effet de Serre (GES) présents dans l'atmosphère, le plus connu étant le dioxyde de carbone (CO2), qui stoppent le rayonnement infrarouge se dégageant de la surface terrestre et renvoie cette chaleur vers la surface du globe.
http://effet.serre.free.fr/img/schema-effet01.jpg
L'actuel réchauffement de la planète est dû à un accroissement rapide du taux des GES dans l'atmosphère. Ce réchauffement pourrait conduire, si les autorités et si chaque terrien ne réagit pas maintenant, à un dérèglement climatique, avec tout ce que cela comporte de risques pour la biosphère et pour l'humanité.
II/ DEFINITION
Les gaz à effet de serre (GES) sont des composants gazeux qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre et contribuant à l'effet de serre. L'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère terrestre est l'un des facteurs d'impact à l'origine du récent réchauffement climatique.
Un gaz ne peut absorber les rayonnements infrarouges qu'à partir de trois atomes par molécule, ou à partir de deux si ce sont deux atomes différents.

 

III/ CAUSES (Les différents GES)

http://medias.doctissimo.fr/medias-factory/m/mediabox/media/9/4/5/2549/2549.jpgLes deux gaz qui produisent le plus d'effet de serre sont l'eau (H2O) et le CO2, qui sont respectivement responsables de 55% et de 39% de l'effet de serre sur Terre. Ils sont donc à eux deux responsables de 94% de l'effet de serre "total" (naturel plus artificiel). Mais il faut distinguer les émissions naturelles et les émissions anthropiques de ces deux gaz, ainsi que des autres GES : méthane, N2O, ozone troposphérique, halo carbures et SF6. Ce sont les émissions anthropiques qui sont responsables du réchauffement climatique, puisqu'il s'agit d'un ajout de GES dans l'atmosphère par l'homme. La part des rejets anthropiques dans le total des émissions de GES est relativement faible, mais elle suffira amplement à provoquer une modification climatique à court ou moyen terme.








1) Le dioxyde de carbone (CO2)

Depuis la moitié du 19ème siècle, l'homme, suite aux études de la croûte terrestre (géochimie) qui lui ont fait découvrir de nouvelles sources d'énergie, a brûlé de grandes quantités de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) pour assurer ses besoins énergétiques. En libérant le carbone fixé par la photosynthèse sur les végétaux étant à l'origine des hydrocarbures et du charbon, ces combustibles ont contribué à faire évoluer l'effet de serre. La quantité de dioxyde de carbone présente dans l'atmosphère continuera de croître si l'homme ne cesse pas progressivement de brûler ces combustibles fossiles. Malgré l'absorption continue du CO2 par les océans et la végétation, la quantité de ce gaz dans l'atmosphère reste trop importante. En effet, les combustibles fossiles ne se renouvellent pas, et le CO2 rejeté par ces combustibles n'est pas absorbé par les forêts : la quantité CO2 absorbée par les forêts correspond à la quantité issue de ces mêmes forêts. C'est le cycle naturel du carbone, qui fonctionne grâce au renouvellement des forêts.
C'est principalement l'industrie, ainsi que le développement de l'habitat et des transports qui ont augmenté le taux de CO2 dans l'atmosphère. Les véhicules individuels, les poids lourds et les avions sont des gros consommateurs d'hydrocarbures, et donc de gros pollueurs. La déforestation par brûlis participe aussi à l'augmentation du taux de COdans l'atmosphère, car la forêt, qui constitue une grande réserve de carbone, est remplacée par des champs qui ne contiennent que très peu de carbone : la différence se transforme en CO2. Enfin, la production croissante de déchets, qui sont dans certains cas brûlés dans des usines d'incinération, joue également un rôle dans l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère.
En France, en 1997, le secteur des transports rejetait 37,7 millions de tonnes de carbone, le secteur industriel 27,4 millions, le secteur résidentiel et tertiaire 26,5 millions, EDF 15,5 millions, et le secteur agricole et sylvicole en rejetait 25,5 millions, mais ce dernier secteur en absorbant 43 millions. Le CO2 participe pour environ 50% dans l'effet de serre anthropique.

2) Le méthane (CH4)

Le méthane est le principal constituant du gaz naturel, ou gaz de ville. C'est un bon combustible, assez peu polluant (il émet principalement du CO2, alors que les dérivés du pétrole émettent aussi des oxydes de souffre et d'azote).  Le méthane est naturellement émis par les marais, les tourbières et la digestion des animaux. C'est un produit de la fermentation anaérobie des composés organiques. La part de l'homme dans le rejet du méthane provient de la multiplication des ruminants, gros producteurs de méthane (le lait est issu de la fermentation de l'herbe), des rizières, des décharges (où les ordures ménagères fermentent) et des fuites de canalisations de gaz naturel. Il est également libéré lors de l'exploitation de mines de charbon.
Il est responsable de 15% de l'effet de serre anthropique.

3) Le protoxyde d'azote (N2O)

Le protoxyde d'azote, ou oxyde nitreux, est rejeté par l'industrie chimique, qui utilise de l'acide nitrique, et par l'agriculture, qui utilise des engrais azotés.
Sa contribution dans l'effet de serre artificiel est de 5%.

4) L'ozone troposphérique (O3)

Il ne faut pas confondre l'ozone troposphérique, c'est-à-dire celui situé dans les couches les plus basses de l'atmosphère, et qui est un polluant, avec la couche d'ozone, situé dans la haute atmosphère, et qui protège la Terre des rayonnements ultraviolets les plus nocifs pour la vie.
Ce gaz n'est pas directement émis par l'Homme. Il est issu de la réaction chimique entre les oxydes d'azote, de formule Nox, et les Composés Organiques Volatiles (COV), ces deux gaz étant issus de l'industrie chimique et du secteur des transports, par combustion des hydrocarbures. Cette réaction ne peut se faire que lorsque le rayonnement solaire est assez puissant, c'est donc un gaz principalement synthétisé en été.
L'ozone troposphérique est responsable de 15% de l'effet de serre additionnel.

5) Les halocarbures

Les halocarbures sont des chaînes carbonées (hydrocarbures) dans lesquelles des atomes d'hydrogène ont été remplacés par des gaz halogènes (fluor, chlore…). Leur formule est de la forme CxHy Halz où Hal est un gaz halogène. Dans la vaste famille des halo carbures, on trouve notamment les CFC, localisés avant 1990 dans les tuyauteries des systèmes réfrigérants et les sprays, et interdits depuis par le protocole de Montréal car responsables du trou dans la couche d'ozone, les HFC frigorigènes, libérés par les industries agroalimentaires, les froids commerciaux, les transports frigorifiques, les applications industrielles, les climatisations, les refroidisseurs d'eau et les froids domestiques, les HCFC et les PFC.
Les halocarbures sont des molécules très stables, et qui absorbent fortement le rayonnement infrarouge. Ce sont donc de puissants GES, responsables de 15% de l'effet de serre anthropique.

6) L'hexafluorure de souffre (SF6)

Il est utilisé dans les applications électriques (transformateurs…) et le double vitrage. Ce gaz étant rejeté en très petites quantités, sa participation dans l'effet de serre est aujourd'hui presque négligeable.

IV/ CONSEQUENCES

Les gaz à effet de serre ne représentent même pas 1 % de l'atmosphère terrestre. Et pourtant, toute fluctuation, aussi minime soit-elle, de la quantité de ces gaz peut avoir de graves conséquences. D'un autre côté, les gaz à effet de serre ne peuvent être entièrement supprimés, car s'ils n'existaient plus la température sur terre chuterait. Il serait donc tout aussi néfaste d'en avoir trop que d'en avoir trop peu. En d'autres termes, des problèmes risquent de se poser dès la moindre variation de ces gaz dans l'atmosphère.
Le changement climatique est une des menaces environnementales les plus sérieuses auxquelles notre société doit faire face. Les climatologues prévoient une augmentation de la température moyenne du globe de 2 °C d'ici 2100 en cas de doublement de la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) a rendu en 1995 un rapport scientifique. Il conclut en autres que :
- depuis 1750, le taux de CO2 dans l'atmosphère a augmenté de 30 %, celui de CH4 de 145 %.
- depuis la fin du 19ème siècle, la terre s'est réchauffée de 0,3 °C à 0,6 °C.
La hausse des températures devrait provoquer des sécheresses, des inondations plus sévères et une augmentation des précipitations. Une évolution rapide et soutenue du climat pourrait également modifier l'équilibre entre les espèces et provoquer un dépérissement des forêts.
Au niveau de l'Europe on constaterait une intensification des cycles hydrologiques, dont l'amplitude croîtrait dans la partie nord de l'Europe et diminuerait dans la partie sud. Dans les DOM TOM, la hausse des températures serait susceptible d'accroître la fréquence et l'amplitude des cyclones, particulièrement néfastes pour les atolls (île tropicale, constituée par des récifs coralliens entourant une lagune).
Il est probable que les pays les moins développés et les écosystèmes les plus vulnérables souffriront le plus des changements climatiques. Par un accroissement de la sécheresse entraînant une chute des rendements agricoles dans les zones arides, et donc des risques de famine.
D'une façon plus générale, l'amplitude et la fréquence des orages, des inondations et des crues, des tempêtes ainsi que des cyclones pourraient augmenter, entraînant une intensification des accidents météorologiques.
Hormis dans les régions froides, où la mortalité due au froid reculerait, le réchauffement climatique aurait essentiellement des conséquences préjudiciables sur la santé humaine. D'une part, le renforcement et l'allongement des périodes de chaleur augmenteraient, principalement dans les villes, la mortalité et les affections cardiorespiratoires ; d'autre part, les aires touchées par les maladies infectieuses véhiculées par les insectes tropicaux s'étendraient considérablement.
Dans les DOM TOM, la hausse des températures des eaux marines peut être néfaste pour les coraux qui pour beaucoup d'entre eux ne survivent pas au-delà de 30 °C.

V/ IMPACT SUR LA SANTE

La santé humaine étant à de multiples égards sous la dépendance, tantôt directe et tantôt indirecte, du contexte climatique, la tentation est grande d'établir un inventaire des conséquences sanitaires les plus plausibles d'un tel réchauffement.

1) Impact direct sur la santé

Il ne fait guère de doute qu'un réchauffement moyen de 2° C soit suffisant pour exercer, dans le domaine des maladies non transmissibles, un impact direct, du fait des perturbations que l'état de l'atmosphère introduit dans le fonctionnement de l'organisme humain. Le climat peut alors intervenir comme authentique facteur causal de la maladie, voire du décès, en cas de surexposition à des conditions très agressives, on pense au coup de chaleur ou à la déshydratation aiguë.
L'action du climat peut aussi s'exercer par effet cumulatif. Il est, par exemple, permis de craindre qu'une succession d'étés ensoleillés n'entraîne, chez les sujets a peau claire, des types de cancers cutanés.
Bien évidemment, les effets liés à l'augmentation de la charge thermique seront davantage ressentis par les sujets qui sont déjà sensibles pour d'autres raisons, en particulier les personnes âgées, voire très âgées, les malades chroniques, les nourrissons et les jeunes enfants.
Il faut s'attendre à ce que les nouvelles dispositions thermiques régnant au XXIéme siècle déterminent une assez franche surmortalité de saison chaude. Seraient sans doute spécialement touchées les couches les plus âgées de la population, les catégories sociales les moins favorisées, ainsi que les femmes qui au-delà de la soixantaine, présentent plus fréquemment que les hommes des troubles au niveau de la régulation de la température interne.
En fait, tout devrait dépendre de la brutalité avec laquelle s'opérera le réchauffement. S'il se produit progressivement, presque imperceptiblement, les conséquences sanitaires ont toutes les chances de rester mineures, l'organisme ayant le temps de s'adapter (s'acclimater) à son nouvel environnement thermique. Mais à l'inverse, si l'évolution se fait par à coups relativement violents (et certaines recherches le suggèrent ou, en tout cas, ne l'excluent nullement), les conséquences risquent au moins dans un premier temps de s'avérer beaucoup plus inquiétantes.
Le climat peut avoir des impacts variés sur l'appareil respiratoire, dans la mesure où interviennent à la fois les saisons, certaines situations météorologiques particulières (orage…) et la combinaison de l'action du temps qu'il fait avec celle d'autres facteurs environnementaux (qualité de l'air, notamment). On pourrait voir s'accroître le nombre de personnes atteintes de maladie comme l'asthme. En effet, un réchauffement du climat amènerait inévitablement le déplacement vers le nord de l'aire de répartition de nombreuses espèces végétales, dont certaines fortement allergisantes, tandis que la plus grande fréquence du "beau temps" chaud et ensoleillé, en tout cas exempt de fortes précipitations, augmenterait les quantités de pollen libérées dans l'aire.
En relevant la température centrale de la mère et du fœtus au-delà des 37° C qui signent la "bonne santé", l'accentuation de la chaleur estivale aurait une forte probabilité d'entraîner une élévation sensible du taux d'enfant prématuré. C'est en tout cas ce que l'on observe aujourd'hui en situation caniculaire, où les accouchements avant terme se multiplient.

2) Effets indirects sur la santé

Nous avons surtout jusqu'ici évoqué des effets directs du réchauffement du climat sur la santé. On ne peut cependant pas exclure des effets plus subtils.
On pourrait craindre une augmentation des intoxications alimentaires dues à une mauvaise conservation des denrées alimentaires et tout spécialement des aliments d'origine animale.
Le réchauffement du climat, combiné au progrès technique, devrait susciter un considérable engouement pour la climatisation de sécurité ou de confort des habitations, des locaux professionnels, des moyens de transport et des hôpitaux. Or, depuis 1970, l'attention du corps médical est régulièrement attirée sur les risques de contamination possible des systèmes de climatisation. Cette fois, la prévention doit avant tout être demandée à la technologie. Si l'on veut réduire les risques de contamination, il convient en premier lieu de perfectionner les dispositifs de filtration de l'air.

3) Effets d'un réchauffement sur les maladies à vecteur

Nous plaçant dans l'hypothèse d'un réchauffement climatique moyen de l'ordre de 2 °C, plus marqué en été et sur le sud du pays, on peut tenter de prévoir quelles pourraient être les conséquences en matière de santé à moyen ou à long terme. Les plus complexes des maladies à vecteur, sont celles dans lesquelles la transmission de l'agent infectieux qui peut être un virus ou une bactérie, est assurée par un vecteur, c'est-à-dire un insecte ou un acarien.
L'impact d'un réchauffement au niveau de l'intervention du vecteur peut, en théorie, se manifester de plusieurs façons :
- modification de la répartition géographique du vecteur
- allongement de la longévité du vecteur, en cas d'augmentation parallèle de l'humidité, ce qui augmenterait sa capacité vectorielle
- raccourcissement de la durée d'incubation (durée de l'indispensable développement dans l'organisme du vecteur), ce qui faciliterait la transmission.
Il convient de considérer ici les risques éventuels d'importation de maladies "exotiques".
Il ne faut certainement pas s'alarmer plus que de raison, mais il est incontestable que certaines situations demanderont à être surveillées de près. Il sera donc essentiel d'être prêt à mettre en place, le moment venu, une surveillance épidémiologique, qui soit fiable et permanente ; ce qui ne sera pas forcément facile car cela peut se révéler assez onéreux.

VI/ SOLUTIONS

Les solutions à mettre en place pour arrêter l'augmentation de l'émission des GES touchent tous les secteurs, c'est-à-dire le transport, l'énergie, l'industrie, le bâtiment, les déchets, l'agriculture et la sylviculture. Elles peuvent être collectives ou individuelles, imposées par des lois nationales, telle la Réglementation Thermique du 1er juin 2001, la RT 2000, ou par des protocoles internationaux, tel le protocole de Kyoto, signé en 1997 par 000000 pays. Mais ces solutions peuvent tout simplement se manifester par la volonté de chacun de limiter les émissions des gaz à effets de serre, dans le geste le plus anodin autant que dans les investissements à long terme.
Pour donner un ordre d'idée des efforts à faire, pour stabiliser le taux de CO2 dans l'atmosphère à deux fois ce qu'il était avant la révolution industrielle, il faudrait baisser de 60% la production actuelle de ce gaz. Mais cela ne concerne que le CO2, alors qu'il y a bien d'autres GES.
Le protocole de Kyoto, signé en 1997 et où étaient présents 161 pays, 15 organisations intergouvernementales et 236 organisations non gouvernementales, concerne 6 GES : le CO2, le CH4, le N2O, les HFCs, le PFCs et le SF6. L'objectif pour les pays industrialisés était, d'ici 2008-2012, de réduire de 5,2% la production de ces gaz par rapport à 1990. L'Union européenne s'est fixé comme objectif la réduction de 8%.

VII/ CONCLUSION

Tout laisse à penser que le réchauffement climatique auquel il semble que nous assistions, causé par une augmentation de la concentration des GES, et donc à une augmentation de l'effet de serre, se révèlera fatal pour bon nombre d'espèces animales ou végétales et pour les milieux naturels les plus fragiles, voire même pour les infrastructures humaines ; et l'échéance se rapproche à une vitesse faramineuse. C'est donc bien aujourd'hui, et non demain, que l'humanité doit réagir si elle veut préserver la diversité et la richesse de la biosphère terrestre, et si elle ne veut pas voir disparaître, à plus ou moins long terme, ce qui constitue un trésor à l'échelle cosmique, à savoir la vie.